Publié par : kimoki | 14 novembre 2008

Upside down, les Arctiques et le silence blanc

Un faisceau de ressources et de sensations, d’images vues, enfouies, de sons évocateurs, pour nourrir et/ou travailler des contes et histoires autour des grandes espaces blancs, dans les régions Arctiques peu et mal connues. Trois pistes : l’exposition Upside down au musée du quai Branly, l’histoire d’Apoutsiak, celle de Nanouk

  • Au musée du quai Branly, Upside down, une exposition dépaysante, presque déstabilisante, mais extrêmement riche pour l’imaginaire. (30 septembre 2008 – 11 janvier 2009) « Une sélection des plus beaux objets de la culture esquimau ancienne, représentatifs d’époques et de cultures majeures ; elles couvrent des millénaires et des territoires immenses, de la Russie contemporaine du nord-est au Groenland, en passant par le détroit de Béring, le nord-est et le nord-ouest du Canada. »

upside-down

Le commissaire, Edmund Carpenter, et le directeur artistique, Doug Wheeler, ont voulu immerger les visiteurs dans un monde quasiment sans repères. Pas de parcours imposé, pas de textes omniprésents, mais une invitation à laisser le mental dériver, et se laisser soudain happer. Les objets sont là, minuscules figurines sculptées, masques yu’pik, presque flottants, comme des vestiges émergeant soudain de la neige creusée, brillant au fond d’une tombe ou de l’eau. Leur force est impressionnante. L’analytique n’a pas de sens (détailler une par une toutes les vitrines), à l’inverse de la disponibilité en éveil, toutes sensations mobilisées. Et surtout, si l’on s’installe dans le lieu adéquat, environné de masses blanchâtres (dos opalescents des vitrines demi-lunes), peut-être les yeux fermés, c’est un bonheur d’entendre des pas crisser sur la neige, y reconnaître la démarche humaine, puis être environné, envahi, des vents. Ailleurs, écouter la vieille femme qui raconte, avec des rires, des bruits simulés, des petits cris, ne rien y entendre et savoir que là où le conte se dit, là est le centre du monde, là s’inscrit l’ordre du lieu où l’on vit…

    Apoutsiak 1948

  • À lire et relire, l’histoire d’Apoutsiak, le petit flocon de neige, histoire esquimau racontée et illustrée par Paul-Émile Victor (Albums du Père Castor, 1948), dont l’album est intégralement numérisé, en ligne sur le site dédié au grand explorateur.
  • À regarder, regarder…, Nanouk l’Esquimau (Nanook of the North), film documentaire réalisé par Robert Flaherty en 1922. Indépendamment de la discussion sur la manière dont le documentaire a été conçu et filmé (voir les liens ici, et là aussi), le conteur pourra se nourrir de l’authenticité des gestes, vêtements, manières d’être.

nanouknanook_nyla

  • Pour lire et raconter, et enrichir son répertoire, au-delà de la très impressionnante Femme-phoque, des contes étiologiques Inuit réunis et traduits par Maurice Coyaud publiés chez Flies France (2006).

Flies France - Contes et légendes inuit
Sources des images : © Musée du quai Branly, Paul-Émile Victor, Robert Flaherty, Édiitons Flies France

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Responses

  1. On m’avait déconseillé cette expo mais tu me donne envie d’y aller quand même!

    Lire les livres de Jean Malaurie aussi (^-^)


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